n° 19, automne 2009

Quoi de neuf au Jardin botanique?

A ne pas manquer

Zoom sur...

La Boutique

Meise, le Jardin aux 18.000 plantes!
Musa est le nom scientifique du bananier.


  • Une toiture rénovée au Palais des Plantes

Le 20 août dernier, la 8.100ème et dernière vitre a été placée à l’immense toiture du Palais des Plantes. Le vitrage isolant, spécialement conçu pour les serres, est inséré dans 34.000 mètres de profils d’aluminium. Cette étape importante couronne dix ans de travaux: l’infrastructure technique du Palais des Plantes est largement rénovée, offrant désormais de meilleures conditions de croissance aux 10.000 espèces végétales qu’il abrite. Quatre serres sont maintenant totalement réaménagées de manière à rendre leur visite plus agréable.  D’ici un an, la Serre des Victorias et la Serre des Moussons ouvriront leurs portes au public dans leurs habits neufs. La conception de la future grande Serre de la Forêt tropicale est en cours, et les travaux commenceront dès sa finalisation. Notre effort est constant pour contruire un outil plus attractif et performant pour la conservation des plantes et la sensibilisation des visiteurs à la valeur de la biodiversité. 



  • 5 nouvelles cousines impatientes
On connaît à travers le monde quelque 1.000 cousines à notre populaire “impatience” des jardins (Impatiens walleriana), principalement en Asie. Elle doit ce nom à l’explosivité de sa capsule de graines qui, à maturité, projette celles-ci à grande distance au moindre contact.  Jusqu’à présent, l’on n’avait identifié que 119 espèces en Afrique. Récemment, le Dr Steven Dessein du Jardin botanique a trouvé trois espèces nouvelles, et le Dr Steven Janssens (Katholieke Universiteit Leuven) deux, lors d’une expédition conjointe dans les forêts tropicales vallonées du Gabon et du Cameroun. L’une de ces espèces, rose vif, pousse au pied d’une chute d’eau, en terre constamment humide. Une autre espèce, rouge sang, est épiphyte: elle utilise la couronne des arbres comme support pour croître à 30 m du sol.  Les membres de l’expédition, en partie camerounaise, ont ramené 2.000 spécimens végétaux: un long travail d’étude commence pour eux. A suivre, assurément!


  • Grande expédition sur le fleuve Congo

Du 14 juin au 7 juillet, 20 scientifiques (onze Congolais et neuf Belges) ont remonté le fleuve Congo, de Lisala à Kisangani. Prélèvements et observations étaient multidisciplinaires : zoologie, botanique, météorologie, cartographie, qualité de l’eau, du sol... Ce travail, capital pour la connaissance de la biodiversité locale et donc de sa gestion, n’avait plus été réalisé depuis des décennies. Or, le fleuve attire de nombreuses activités humaines, il est donc important d’inventorier au plus tôt ses richesses naturelles.

Le Dr Piet Stoffelen du Jardin botanique a pour sa part récolté de nombreux échantillons d’herbier et d’ADN végétal, « l’empreinte digitale » des espèces, une donnée scientifique inégalable pour leur identification. Son collègue le Dr Damien Ertz a étudié un domaine quasi inconnu à ce jour pour la zone prospectée : les lichens, associations d’un champignon et d’une algue. Les résultats s’avèrent très prometteurs. Les milliers d’échantillons rapportés sont en cours d’analyse et, une fois catalogués, permettront des recherches plus pointues.  


  • Voyage au Jardin d’Eden

En avril dernier, Jelle Wouters et Paul Sammels, jardiniers au Palais des Plantes, se sont rendus à Eden Project (Cornouailles, Grande-Bretagne). Ce jardin botanique est réputé pour ses immenses serres tropicales de 40 m de hauteur ainsi que pour son travail sur le plan écologique et de sensibilisation du public. Nos collaborateurs ont échangé leur expérience avec des animateurs, des gestionnaires et des jardiniers d’Eden. A côté des tâches spécifiques à l’horticulture, ils ont approfondi l’analyse de l’organisation du travail, très souple, et l’implication de différentes équipes dans des projets communs.

Nos jardiniers ont collaboré au réaménagement de la zone des mangroves, et les soins à apporter au manguier ont été passés à la loupe car les manguiers de Meise portent rarement des fruits. Pour les jardiniers d’Eden, cela s’explique par la nécessité pour l’arbre de connaître une période de sécheresse. Ce qui sera expérimenté sans tarder au Jardin botanique. L’équipe d’Eden y sera ultérieurement accueillie avec plaisir pour une visite de réciprocité.
Musa est le nom scientifique du bananier.















  • Balade gratuite en voiture à chevaux au Jardin botanique - chaque dimanche après-midi jusque fin septembre 09          

Montez dans la voiture tirée par deux fiers chevaux brabançons et baladez-vous au rythme tranquille de leur pas dans le domaine historique, à travers les collections végétales en habits d’été. Différentes haltes vous permettent de descendre ou monter de la voiture en différents endroits.  La balade est gratuite!

  • Exposition ″Les algues de verre, poumons de la Terre: les diatomées décryptées″ - jusqu'au 27 septembre 09 

Plus de la moitié de l’oxygène indispensable à la vie sur Terre provient des océans, produit par des algues unicellulaires minuscules, les diatomées, et du plancton végétal.  L’exposition dévoile ces mystérieuses diatomées dans toute leur étrangeté et leur beauté, et leurs multiples applications pratiques, du dentifrice à la dynamite en passant par les changements climatiques, la coupole de Sainte Sophie et les enquêtes pour meurtres…            

  • Nocturne au Jardin botanique national - Jeudi 15 octobre 2009 de 17 à 22 h  

Découvrez la magie nocturne des fleurs exotiques et des fruits tropicaux dans le Palais des Plantes ;  promenez-vous ensuite parmi les arbres centenaires éclairés aux flambeaux et exceptionnellement en 2009, découvrez l’art plastique végétal fascinant de l’artiste parisienne Phet Cheng Suor dans le donjon du château.

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Entrée : 2,5 €; - 26 ans : 1 €

Dans la cadre des 'Nocturnes des Musées bruxellois' 

  • Promenade libre parmi les arbres de nos régions  - 1er septembre - 31 octobre 09  

″Meise sauvage″ : c’est la partie du domaine où vous redécouvrirez en parcours libre tout le charme des arbres et arbustes de chez nous.  Un dépliant gratuit vous guide à travers néfliers, cornouillers sanguins, érables champêtres, ormes des montagnes etc.  En savoir plus

  • Exposition ″Graines de mémoire″ par Phet Cheng Suor - jusqu'au 18 octobre 09

Kimonos en feuilles de magnolias, ″habits de passage″ arachnéens en écorce de mûrier, vitraux végétaux éclatants,... Phet Cheng Suor plonge avec une incroyable sensibilité dans ses racines sino-cambodgiennes pour créer des oeuvres d’une poésie intense à partir de fleurs, de graines, d‘éléments et de teintures végétales.  A ne rater sous aucun prétexte, au château de Bouchout. En savoir plus

Visite-rencontre avec l’artiste Phet Cheng SUOR  

Visitez l’exposition guidés par la créatrice elle-même.  Avec un enthousiasme communicatif, elle y expose sa démarche artistique et ses étonnantes techniques de travail.

Une occasion pour vous d’échanger avec l’artiste pour qui ce sera une occasion privilégiée de partager sa passion pour le monde végétal.

La dernière Visite-rencontre d'environ 1h vous est proposée dimanche 27 septembre 2009, à 14h et 16h en français (15 h et 17 h avec traduction en néerlandais)

Attention : vu les dimensions du donjon, l’inscription est indispensable: info@br.fgov.be - 02/260 09 70                                       

  • Le Parcours Darwin - Jusqu’au 31 décembre 09     

Un parcours libre gratuit vous attend dans les serres du Jardin botanique.  Il aborde une dizaine de mystères botaniques, illustré par les plantes vivantes étudiés par le savant : comment les plantes carnivores attrapent-elles des insectes et les digèrent par leurs feuilles? Pourquoi les orchidées se déguisent-elles en abeilles? Refaites-y également vous-même plusieurs expériences étonnantes réalisées par Darwin.

Musa est le nom scientifique du bananier.


  • L’arganier et son huile précieuse

L’arganier (Argania spinosa) est un arbre aux rameaux épineux; il peut atteindre 10 m de haut et vivre 200 ans. Il ne pousse dans la nature que dans quelques régions du Maroc et d’Algérie. Les chèvres n’hésitent pas à y grimper pour brouter délicatement les jeunes feuilles et les fruits en évitant les épines. Le massif originel s’est réduit de moitié au 20ème s., remplacé notamment par la culture des agrumes pour l’exportation. L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) a déclaré les 8.300 km2 restants “réserve de la biosphère” afin de tenter de les protéger.

Les fruits de l’arganier ne sont mûrs qu’après deux ans. Ce sont des coopératives de femmes marocaines qui en extraient l’huile : une fois séchés, les fruits récoltés sont dépulpés pour obtenir une noix qu’il faut casser entre deux pierres afin d’en retirer les amandes. Celles-ci, grillées puis broyées, produisent une pulpe dont on extrait à la main une huile de grande qualité, riches en acides gras essentiels. Elle est utilisée pour la cuisine, mais elle a également des propriétés médicinales. Hélas, depuis quelques années, l’huile d’argan connaît un succès croissant dans les produits cosmétiques occidentaux; en conséquence, chaque fruit est récolté pour être exploité, empêchant la régénération naturelle du massif...

Quatre jeunes exemplaires d’arganiers vous attendent dans la Serre méditerranéenne du Palais des Plantes (n° 5 sur le plan).
Musa est le nom scientifique du bananier.




  • Le miel du Jardin botanique

Les abeilles de Meise ont de la chance : depuis quelques années, le Jardin botanique leur a installé un rucher (n° 19 sur le plan), entretenu par un apiculteur. Avec les milliers de végétaux du domaine, elles ne savant plus où donner des antennes, elles butinent les fleurs sans relâche pour récolter leur nectar. Le miel du Jardin botanique offre un goût unique, vu le caractère extra-ordinaire de ses fleurs. En vente à la Boutique, récolte de printemps et d’été (10 € le pot de 500 gr.).

  • La bible pratique des champignons

Pour tout savoir sur les 90 espèces de champignons les plus fréquentes : où et comment il faut les récolter et les cuisiner, avec quelles espèces les champignons comestibles risquent d’être confondus,... Ce guide de poche, richement illustré de dessins et photos, allie les informations scientifiques - telles que l’explication des “ronds de sorcières”- aux informations les plus pratiques, de délicieuses recettes en prime. Un must de votre bibliothèque !

En promotion à la Boutique : 20 € au lieu de 25,35 €.

Guide Nature, Reconnaître les champignons sans peine, David N. Pegler, Ed. Nathan, 2005, 256 p.

Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs!

Pour commander votre exemplaire, cliquez ici.

Musa est le nom scientifique du bananier.

Editeur
Jardin botanique national de Belgique

Musa est réalisé par le Service Educatif avec la collaboration de la cellule informatique.

Rédacteur en chef
Dr. Gert Ausloos
Photos
Jardin botanique national de Belgique et e. a. Phet Cheng Suor, Steven Dessein

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Jardin botanique national de Belgique
Domaine de Bouchout
Nieuwelaan 38
1860 MEISE

02 260 09 70
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