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n° 13, printemps 2008
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| Meise, le Jardin aux 18.000 plantes! | ||||
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Participez à cette enquête et vous aurez une chance de gagner un exemplaire de "Plantes, un autre regard" un livre pratique très utile sur les plantes toxiques édité par le Jardin botanique national! Les noms des 5 gagnants seront communiqués dans le prochain Musa. |
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Savez-vous que 40% de toutes les espèces végétales de la planète sont menacées par les activités humaines (urbanisation, pollution,...)? Les forêts tropicales sont en danger, mais l’Europe l’est également ! Aussi la banque de graines du Jardin botanique national abrite-t-elle les semences de 460 plantes typiques de nos régions. A -20°C, et à faible taux d’humidité, elles gardent leur pouvoir germinatif pendant au moins un siècle. Notre banque de graines est membre d’ENSCONET (European Native Seed Conservation Network), un réseau créé en 2004 ; regroupant 24 banques de graines et jardins botaniques de 17 Etats membres européens, il coordonne les activités de récolte et de conservation des semences des plantes sauvages européennes. Les membres travaillent également ensemble à l’établissement de priorités pour la protection de ces plantes. Le travail rigoureux des banques de graines donne un espoir supplémentaire aux générations futures d’encore admirer les plantes actuelles. |
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Fin octobre, le jardin botanique espagnol de Castille-La Manche nous a demandé le matériel génétique de deux espèces de crocus qui leur manquait, requête à laquelle nous avons répondu avec plaisir. Cette institution est en train d’aménager une collection de crocus ″de référence″ dont l’origine, la collecte etc. sont bien documentés et ces plantations constitueront une véritable banque de gènes de crocus sur pied ! Dans la région, on cultive en effet le crocus safran (Crocus sativus), l’épice la plus chère au monde : il faut en effet prélever à la main les stigmates (la partie supérieure du pistil) de la corolle de chacune des fleurs avant de les trier manuellement. Or, un seul kilo de safran nécessite plus de 150.000 fleurs ! Cette nouvelle banque de gènes de crocus permettra de protéger les espèces sauvages de crocus en Espagne en les conservant au jardin botanique, mais également de poursuivre les recherches sur l’amélioration génétique du crocus safran. La prochaine fois que vous mangerez une assiette de paëlla, pensez aux crocus de Meise ! |
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Fondé en 1901 par un Jésuite ardennais, le Jardin botanique de Kisantu (Inkisi, Bas-Congo), rénové, vient d’être inauguré. Le Jardin botanique national de Belgique a dirigé la réhabilitation, financée par l’Union européenne, en collaboration avec le WWF et Mme. Francesca Lanata qui s'est occupée de la coordination: rénovation des bâtiments, aménagement des collections et formation du personnel. Kisantu joue un important rôle social, par exemple en multipliant les plantes locales à destination du public : arbres fruitiers, plantes comestibles et plantes ″à chenilles″. Les Congolais mangent en effet différentes espèces de chenilles, une importante source de protéines pour eux : il est donc important de préserver les plantes qui les abritent. En mettant son expérience au service de son homologue, le Jardin botanique national contribue concrètement au développement durable et à la protection de la diversité végétale africaine. Comme de nombreux jardins botaniques associés à travers le monde (www.bgci.org), Meise participe à la sauvegarde des espèces, car l’avenir des êtres humains dépend étroitement de leurs alliées, les plantes. |
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Identifier les plantes, c’est important, mais comment savoir où les trouver ? Réponse dans un atlas qui cartographie leur répartition géographique. Le dernier atlas de la Flore de Belgique datait de 1979. Un Nouvel Atlas de la Flore est paru en 2006 pour la Flandre et la Région de Bruxelles Capitale. En Wallonie, le travail a commencé : une campagne d’inventaire systématique de la flore est lancée. La coordination du projet quadrille le territoire en carrés d’un km2. Les bénévoles, épaulés de botanistes éclairés, parcourent le terrain en cochant sur une liste préexistante toutes les espèces qu’ils rencontrent : communes, rares, indigènes ou exotiques, elles sont toutes inventoriées. Un gros travail, indispensable pour identifier les espèces et les sites à protéger, et comprendre ce qui influence l’évolution de la flore : urbanisation, pollution, changement du climat,... Tous les collaborateurs bénévoles sont les bienvenus sur le terrain: contactez Fabienne Van Rossum de la section "Flore belge" du Jardin botanique. |
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A la fin du printemps, les corolles rouges, roses, blanches ou jaunes du weigela, de couleur souvent intense, font soudain leur apparition. Outre une dizaine d’espèces sauvages de cet arbuste, qui proviennent toutes d’Asie, on compte environ 170 cultivars. Sélectionnés par des horticulteurs, ceux-ci cultivés ensuite de manière à développer certaines caractéristiques spécifiques comme des fleurs plus grandes. Dans un jardin d’agrément, on plante généralement des cultivars. La collection actuelle de weigelas du Jardin botanique remonte à 50 ans, il était donc grand temps de rajeunir les plantes : les recouper fortement, prélever des boutures, remplacer les vieilles plantes par de nouvelles pousses. Un échange de jeunes plantes avec la collection nationale anglaise du Jardin botanique de Sheffield nous a permis d’enrichir notre collection. Venez découvrir les différentes espèces sauvages provenant de Corée, de Chine, de Sibérie et du Japon dans le Fruticetum (n° 15 sur le plan). Et vous pourrez admirer 25 cultivars dans les massifs périphériques (n° 13 sur le plan), face au Palais de Plantes. |
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Depuis 2007, diverses plantations réalisées par des collaborateurs bénévoles agrémentent les plates-bandes du Fruticetum (n° 15 sur le plan). Plusieurs variétés de lamier maculé (Lamium maculatum), la véronique d’ombre (Veronica umbrosa) ou encore la belle herbe du Japon (Hakonechloa macra), aux feuilles vert clair en été qui virent au rouge-brun en automne, s’y épanouissent à présent. Ces plantes basses constituent des couvre-sol à croissance rapide, souvent vivaces et résistantes aux maladies et ravageurs. Elles conservent leur beaux feuillages en hiver et protègent le sol de la sécheresse, en améliorent la structure, et retiennent les éléments nutritifs. Elles forment rapidement un tapis dense, empêchant les mauvaises herbes de se développer. Ces couvre-sol offrent également l’avantage de devoir moins biner, désherber et arroser: le Jardin botanique opte ainsi concrètement pour une gestion plus écologique du domaine. |
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Promenades
L'hiver, une morte saison? Ce cliché n'a pas cours à Meise! La saison froide vous offre l'occasion de découvrir mille et un petits trésors végétaux qui échappent au regard dans la luxuriance de l'été: des floraisons hivernales d’une beauté modeste et discrète, qui parfois distillent un parfum délicieux, ou des rameaux et des troncs dont la couleur séduit le regard. Vaut le détour!
Pétales crème, calices pourpres, étoiles échevelées blanc neige... : les magnolias saluent l'arrivée du printemps par une explosion de fleurs, un enchantement pour le visiteur. Venez découvrir à Meise l’arbre aux concombres ou les magnolias parasols avec leurs anecdotes botaniques.
Venez flâner dans le vert domaine de Bouchout, envisagé sous l'angle de son histoire : explorez la drève de la Reine, la Métairie.... La période est optimale pour profiter de ses 92 ha et des collections de plein air dans tout leur éclat ! Choisissez votre tempo pour ces promenades ; vous recevez un dépliant gratuit à l’entrée, avec un itinéraire. N’oubliez pas que les floraisons des magnolias dépendent beaucoup de la météo ! |
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Expositions
Une expo-vente de sculpture contemporaine du Zimbabwe, à apprécier à l’Orangerie.
L’école belge Sogetsu apporte un souffle contemporain à cet ancestral art floral japonais.
14ème édition de la Foire aux plantes favorite des amateurs de jardinage |
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Début mai, l’arbre aux pochettes (Davidia involucrata) est l’un des plus beaux spécimens du Fruticetum (n° 15 sur le plan). Il semble pavoisé de centaines de petits mouchoirs dont le joli blanc contraste à ravir avec le vert tendre des jeunes feuilles. Ces pochettes sont en réalité des feuilles protectrices qui entourent les petites fleurs mâles. Le terme ‘involucrata’ du nom scientifique signifie ″envelopper″ en latin. Le missionnaire et naturaliste français J.-P. Armand David (1826-1900) fut le premier à décrire cette merveille dans les montagnes du Sichuan à l’ouest de la Chine, c’est pourquoi l’arbre porte son nom. Malheureusement, à l’époque, le père David ne pensa pas à ramener des graines en Europe. Il s’ensuivit une véritable course entre pépiniéristes anglais et français pour être le premier à récolter des semences. Victoire française ! En 1897, le missionnaire français Farges envoya des graines au pépiniériste Maurice de Vilmorin, qui introduisit la plante en Europe. Il dut toutefois attendre jusqu’en 1906 pour voir l’arbre en fleurs car celui-ci n’en porte que vers sa dixième année. Le bel exemplaire du Fruticetum a bientôt trente ans, il déploie fidèlement ses drapeaux à chaque printemps. Un spectacle à ne pas manquer! |
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A la Boutique, parmi la large gamme de livres en français et en anglais qui traitent d’une espèce végétale spécifique, vous trouverez toujours un ouvrage sur votre plante préférée! Les auteurs du «Grand Livre des iris», fort bien illustré, sont passionnés par cette fleur captivante, au port élancé et à l’inflorescence complexe. Ils vous offrent de judicieux conseils : choix des variétés d’iris, périodes de floraison, choix du terrain, prévention et soin des maladies, et méthodes de boutures. L’introduction traite également de l’iris d’une manière générale, parfums, histoire de l’art,... Le Grand Livre des iris. Espèces et variétés culture, prévention et traitement des maladies, par Marie-Cécile Tomasina et Olivier Laurent, édité par De Vecchi, 2006, 159 pages, prix : 20 Euro. |
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Cornwall, ville située au sud-ouest de la Grande-Bretagne, est parfois appelée «le pays des magnolias». Quiconque a visité les célèbres jardins de cette région au printemps vous le confirmera. Valentine et Jean Paton ont étudié les magnolias de ces jardins. Cette édition de luxe, avec plus de 100 planches d’illustrations botaniques d’espèces et de cultivars de magnolias, en est le résultat, avec des informations spécialisées sur l’histoire de l’amélioration génétique ainsi que des caractéristiques botaniques.. Les magnifiques aquarelles offrent des nuances de couleurs impossible à obtenir avec des photos. Un livre précieux en anglais pour tous les amateurs passionnés de magnolias ! Magnolias in Cornish Gardens, par Valentine S. Paton et Jean A. Paton, édition limitée éditée par Alexander Associates, 2001, 156 pages, format : 30 x 43 cm, prix 63 Euro au lieu de 90 Euro pour un exemplaire numéroté et signé par les auteurs. Réduction jusqu'au 30 avril 2008 seulement!
Vous trouverez à la Boutique le livre de jardinage que vous ne trouverez pas ailleurs! Pour commander votre exemplaire, cliquez ici. |
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Jardin botanique national de Belgique 02 260 09 70 |
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